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Message d'origine de la discussion

"C'était mieux avant... ou pas???"

Envoyé par minettecherie le 13/11/2016 14:39
Peut-être, je crois moi, que c'est d'avoir trop imaginé que c'est possible de vivre en individualité qui a cassé la société. Savoir que l'on n'est rien sans l'autre, c'est pas forcément tomber dans l'excès inverse de la symbiose (le symbiote bouffe son hôte) mais trouver l'osmose et le niveau d'inter-dépendance acceptable pour permettre à chacun de trouver sa place. Cela ne signifie pas renier son individualité mais faire son individuation en respectant le prisme d'une société inclusive, qui fait la place à chacun, avec ses failles et ses forces, ses handicaps et ses atouts. Ce qui se meurt actuellement, c'est l'overdose d'individualité et d'égoïsme qui érodent la cohésion de tous, cette fameuse médiatisée cohésion sociale. Avant, c'était pas mieux, mais on savait un peu plus que sans les autres, on n'était rien. Dans la région des Hauts de France, d'ailleurs, j'ai toujours adoré cette cohésion, une espèce de lien invisible mais tangible, qui vient en fait des corons, je crois. De cette évidence que les uns ne pouvaient pas survivre sans les autres, tous unis dans un même cap. Je suppose qu'on retrouve cela chez les marins, et dans les corps d'armées. La survie impose l'union. On a connu la paix, on a cru que c'était acquis.
En fait, le combat commençait contre les excès de l'individualisme et du consumérisme où tout s'achète sans besoin de l'autre...

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  • "" par charmeuse48 le 13/11/2016 16:21

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""""

Envoyé par charmeuse48 le 13/11/2016 16:21
Je ne dirai pas que c’était mieux avant mais nous n’avions pas d’autres choix. Si je regarde côté femme, elle était soumise à l’homme. Elle était le pilier de la maison et devait élever ses enfants. C’est tout ce que demandait la société. L’homme devait être fort, travaillé dur pour avoir assez de revenus pour survenir aux besoins de sa famille. Dans les grandes maisons, il y avait les grands-parents et tout le monde y mettait du sien pour vivre ensemble.

Puis la société a donné des prérogatives pendant la guerre de40/45 aux femmes puisque les hommes étaient sur les champs de bataille dans la mesure où elles se sont aperçues qu’elles pouvaient remplacer l’homme. Elles se sont battues pour obtenir des lois qui les concernaient surtout que le parlement était à majorité masculine et les hommes ne voulaient rien lâcher de leurs pouvoirs sur les femmes.

Ce n’est que vers les années 1968, à la fin de De Gaulle, que la génération des 20/30ans qui s'est rebellée et surtout les femmes qui voulaient être légales de l’homme sans connaître les inconvénients qui pouvaient advenir.

L’homme a dit vous voulez travailler Mesdames allez s’y, vous vous être indépendantes allez s’y. Mais que faire des enfants, des grands parents, aucune structure n’était mise en place à cette époque là. Ce qui fait que la femme devait travailler plus de 40 heures par semaine et faire également le travail de la maison ce qui équivalait à plus de 70/80heures de travail par semaine. Nous voulions être indépendantes nous le sommes devenues mais à quel prix.

Ce qui a pour conséquence, que l’on se trouve maintenant à la croisée des chemins. L’homme a du mal à trouver sa place, la femme voulant de plus en plus être l’égale de l’homme, ce que nous ne serons jamais déjà biologiquement parlant. Maintenant les statistiques démontrent qu’il y a trois divorces sur quatre à la demande des femmes. Qu’il y a de plus en plus de couples mono parentaux. Et là dedans où se trouve les enfants basculant d’un parent à l’autre, que les grands-parents sont dans des maisons de retraites disons plutôt dans des mouroirs puisque pour la plupart c’est la dernière ligne droite.

Serions-nous devenus si égoïstes que cela alors que de plus en plus nous avons besoin de l’autre. Que nous sommes l’un des pays d’Europe à avoir le plus de dépressifs et prendre des médicaments neuroleptiques

Alors je dirai plutôt prenons soin de l’autre car l’autre est précieux. Ne nous mettons pas dans cet engrenage du monde du jetable. Prenons le temps de vivre ensemble, partageons ce que nous avons de plus précieux la famille si cela est possible pour ceux qui en on une.

Et si nous prenions les avantages d’avant et les avantages que nous donnent notre société en faisant un mélange des deux peut être serions nous plus heureux….
?
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