|
"ma nostalgie"
Envoyé par zebul0n le 25/03/2008 à 11:22
Moi qui t’aimais à te dévorer,
moi qui chancelais chaque jour un peu plus, un peu plus parce-qu’entre nous c’était évident.
Ces attitudes que tu avais et qui me faisaient chavirer, ta façon d’être, tes expressions, tes mimiques et ta beauté….oh ta beauté… J’étais ce spectateur privilégié, celui là même qui s’assoit au premier rang et qui reste là béat et émerveillé les yeux grands ouverts et écarquillés. Un peu comme l’enfant qui regarde un spectacle de magie ou encore les acrobates au cirque…
Aujourd’hui je serais prêt à payer très cher la paix de mon c½ur malade de t’avoir rencontrée.
Et j’en arrive à ne plus supporter l’expression : « il faut se faire une raison ».
Cette expression qui sous-entendrait que tout peut se régler d’un simple coup de cuillère à pot.
Je sais bien que je ne pourrais jamais m’en satisfaire ni m’en contenter…jamais.
Je préfère et de loin la nostalgie car elle au moins me rappelle ce que nous fûmes…
La nostalgie n’interdit rien bien au contraire ; la nostalgie ne fait jamais appel à la raison et a au moins l’avantage de faire vibrer ce qu’il me reste de folie…
Il arrive bien cet instant ou à force de s’interdire de penser à nous je me retrouve avec cette grosse boule dans la gorge. Je la sens bien là comme un n½ud qui ne demande qu’à se dénouer et libérer un torrent de sanglots. Quel est l’imbécile qui a dit un jour que les hommes ne pleuraient jamais ? A celui-là je tordrais volontiers le cou…
J’ai au fond de moi une image de l’amour qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle d’enfants heureux, insouciants et espiègles et je me plais à rêver qu’un jour je retrouverai ta main sur le bord d’un chemin. Elle enlacera la mienne doucement et dira simplement à mon c½ur : « je suis là ». Ce jour là, seulement ce jour là, ce jour béni par les dieux et les anges de tous les cieux je pourrai alors à nouveau regarder le monde avec mes yeux d’enfant…
|