Pourquoi je ressens parfois de la honte à aimer les femmes rondes ?

Ressentir parfois de la honte à aimer les femmes rondes ne fait pas de vous un hypocrite. Ce malaise a souvent des racines extérieures : des moqueries entendues tôt, des remarques d’amis, une norme qui associe la minceur à la réussite. Le comprendre ne le fait pas disparaître du jour au lendemain, mais permet de ... Lire plus
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Ressentir parfois de la honte à aimer les femmes rondes ne fait pas de vous un hypocrite. Ce malaise a souvent des racines extérieures : des moqueries entendues tôt, des remarques d’amis, une norme qui associe la minceur à la réussite. Le comprendre ne le fait pas disparaître du jour au lendemain, mais permet de décider ce que vous en faites.

Une honte qui ne tombe pas du ciel

Personne ne naît gêné par ses goûts. Le jugement se transmet par petites touches, à l’école, entre collègues, dans les images que l’on consomme sans y penser. Dans le monde du travail, ces préjugés sont même documentés : une « tyrannie du corps mince », des personnes obèses perçues comme « manquant de volonté, de discipline », des perceptions jugées stéréotypées et arbitraires.

Cette décision-cadre de 2019 porte uniquement sur les discriminations liées à l’apparence dans l’emploi, et pas sur la vie amoureuse. Elle montre pourtant à quel point ces stéréotypes circulent dans la société, et donc dans votre entourage.

Et votre état psychologique ne dépend pas seulement de votre personnalité. La santé mentale se consolide ou se détériore sous l’effet de nombreux facteurs, dont les discriminations subies et les événements marquants de la vie, comme les rencontres amoureuses. Autrement dit, nous ne sommes pas les seuls responsables de notre état psychologique. Cela ne vous dispense pas d’agir, mais cela vous évite de vous juger trop durement.

Ce que la honte vous pousse à faire

Ensuite, le malaise reste rarement intérieur. Il peut vous pousser à minimiser votre attirance devant des amis, à rire d’une blague sur les « grosses » pour ne pas vous faire remarquer, ou à choisir vos partenaires en fonction du regard des autres plutôt que de votre désir. Ces petits arrangements vous coûtent, à vous d’abord.

Ils pèsent aussi sur votre compagne, qui n’a rien demandé. Les conséquences concrètes d’une relation que l’on cache font l’objet d’un article à part, sur l’attirance que l’on n’assume pas en public.

Quatre étapes pour reprendre la main

1. Repérer les moments où la honte surgit

Notez les situations précises : un dîner avec d’anciens camarades, une conversation à la machine à café, une photo de couple que vous hésitez à publier. Vous verrez souvent que la gêne surgit devant certaines personnes, pas devant toutes.

2. Identifier à qui appartient le jugement

Face à chaque situation, demandez-vous qui pense vraiment ce que vous redoutez. Un père, un ami d’enfance moqueur, une norme vague ? Mettre un visage sur le jugement le rend souvent plus petit, car il redevient l’opinion d’une personne, discutable comme toutes les opinions.

3. En parler à une personne de confiance

Choisissez quelqu’un dont vous connaissez la bienveillance, un frère, une amie, et dites simplement : « J’ai toujours été attiré par les femmes rondes, et j’ai du mal à l’assumer. » La réaction réelle vous renseignera mieux que toutes les réactions imaginées.

4. Rencontrer d’autres hommes qui partagent ce goût

Vous n’êtes pas le seul, et lire ce que d’autres écrivent sur ce sujet peut aider. Notre article sur les hommes qui partagent cette attirance fait le point sur les données disponibles et les espaces d’échange.

En parler à votre partenaire

Le moment venu, quand la relation s’installe, parlez-lui de ce malaise avec délicatesse. Une gêne avouée, et sur laquelle vous travaillez, se discute à deux. En revanche, une relation tenue à l’écart sans explication laisse votre partenaire seule face à ses doutes.

Ce malaise ne dit d’ailleurs rien de la sincérité de vos sentiments, et l’on peut éprouver de la gêne tout en aimant profondément. Tout dépend de ce que vous en faites.

Si la honte vous empêche de vivre normalement, de dormir ou de sortir, un psychologue peut vous aider à la démêler. Consulter pour cela n’a rien d’un aveu d’échec, c’est une façon de prendre soin de vous.

Assumer, concrètement

Assumer ne veut pas dire afficher votre préférence partout. Il s’agit plutôt de cesser de laisser le regard des autres choisir à votre place. Or, sur un site pensé pour ces rencontres, vous n’avez rien à expliquer ni à justifier. Parcourez les annonces région par région de notre page rencontres, puis créez votre profil sur Ronde et Jolie, sous un pseudonyme si vous préférez commencer discrètement.

Sources

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